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Pour leur bien, la personne
atteinte de maladie mentale,
son entourage et les intervenants
ont avantage à se parler.

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Apprivoisez la consultation médicale

Que faire ?

Voici quelques pistes pour vous aider à amener votre proche à consulter :

  • Demeurez le plus calme possible et évitez le ton autoritaire.
  • Éliminez les sources de distraction (radio, télévision, etc.).
  • Laissez-lui de l’espace. Il faut comprendre qu’une attitude trop émotive de votre part risque d’amplifier l’état de détresse dans lequel votre proche est plongé.
  • Tenez compte de sa souffrance.
  • Parlez une seule personne à la fois.
  • Faites-lui part de ce que vous observez de son comportement (ex. : tu as peur, tu es confus, etc.).
  • Imposez des limites face à certains comportements.
  • Demandez-lui s’il y a des choses qui le préoccupent.
  • Au besoin, répétez vos questions dans la même formulation.
  • Vérifiez s’il est prêt à consulter un médecin et offrez-lui de l’accompagner.

Malgré votre bonne volonté et votre dévouement, il est possible que votre proche maintienne son refus de consulter. Si c’est le cas, n’abandonnez pas au premier essai. À moins que sa vie ou celle des autres soit en danger (dans ce cas, contactez le 911), donnez-lui le temps d’y réfléchir. Essayez à nouveau de le convaincre ou sollicitez l’aide d’une autre personne en qui votre proche a confiance.

Où aller ?

Si votre proche accepte de consulter, tentez d’obtenir un rendez-vous rapidement avec son médecin de famille ou contactez directement le CLSC de votre territoire. À cet endroit, vous y trouverez une équipe en santé mentale qui le prendra en charge ou qui le dirigera adéquatement dans le système de santé.

Si les délais d’attente de ces deux options sont problématiques et que la situation s’aggrave, vous avez toujours la possibilité de vous diriger vers l’urgence de l’hôpital.

Dites-moi docteur…

Si votre proche a plus de 14 ans, vous devez avoir son accord pour obtenir de l’information sur son dossier.

Sachez que les règles régissant le secret professionnel et la confidentialité lient le médecin, l’infirmière, le travailleur social ou tout autre intervenant, à leur patient. Ils sont obligés de faire preuve de retenue sur les renseignements qu’ils peuvent vous transmettre. En d’autres mots, ceci veut dire que même si vous avez l’autorisation de votre proche, il est possible que vous n’ayez pas toutes les réponses à vos questionnements.

Gardez à portée de main cette liste de questions que vous pourrez poser au médecin responsable qui assure le suivi de votre proche. Sachez qu’il se peut que le médecin vous indique qu’il est préférable de déterminer un temps de rencontre pour répondre à vos questions et, qu’en raison du temps alloué à chaque rencontre médicale, il ne puisse y répondre en totalité.

À cet égard, vous avez tout avantage à déterminer avec lui la meilleure façon de procéder pour pouvoir partager vos préoccupations et obtenir une réponse satisfaisante à vos interrogations.
Si votre proche refuse votre implication, vous pouvez tout de même obtenir des informations générales sur les services, les comportements que vous devez adopter et les effets secondaires de la médication. De plus, en tout temps, vous pouvez transmettre aux professionnels des informations que vous jugez pertinentes concernant votre proche.

  • Quel est le diagnostic ?
  • Du point de vue médical, quelle est la nature de la maladie ?
  • Que sait-on des causes de la maladie ?
  • En termes de pourcentage, à quel point êtes-vous sûr du diagnostic ?
  • Si vous n’êtes pas certain, quelles sont les autres possibilités ?
  • Est-ce que l’examen physique inclut un examen neurologique ?
  • Si oui, était-il complet et quels sont les résultats ?
  • À ce stade-ci, y a-t-il des tests ou examens additionnels que vous recommanderiez ?
  • L’opinion d’un autre psychiatre serait-elle utile ?

Les traitements

  • Quel programme de traitement serait le plus utile ?
  • Ce programme impliquera-t-il les services d’autres spécialistes (neurologues, psychologues, travailleurs sociaux, professionnels de la santé) ? Si oui, qui sera responsable de la coordination de ces services ?
  • Qui pourra répondre à nos questions lorsque vous ne serez pas disponible ?
  • Quelle sorte de thérapie prévoyez-vous utiliser et quelle sera votre contribution au traitement ?
  • Quels résultats attendez-vous de ce programme et quelle en sera la durée ?
  • Selon quelle fréquence verrez-vous mon proche ?
  • Qu’est ce qui m’indiquera que mon proche répond bien au traitement ?
  • Combien de temps cela prendra-t-il avant que des signes d’amélioration apparaissent ?
  • Quel est le rôle de la famille dans ce programme de traitement ?
  • Quel accès la famille aura-t-elle aux personnes impliquées dans le traitement ?
  • Si votre évaluation est préliminaire, dans combien de temps serez-vous en mesure d’établir une évaluation définitive de la maladie de mon proche ?
  • Quelle médication prévoyez-vous utiliser (nom, dosage) ?
  • Quels sont les effets biologiques de cette médication et qu’attendez-vous comme résultats ?
  • Quels sont les effets secondaires associés à la médication ?
  • Dans combien de temps serez-vous en mesure de dire que la médication est efficace et comment le saurons-nous ?
  • Y a-t-il d’autres médicaments qui seraient appropriés ? Si oui, pourquoi préférez-vous ceux que vous avez choisis ?
  • Traitez-vous régulièrement d’autres patients ayant cette maladie ?
  • À quels moments pouvons-nous vous rejoindre ?
  • Comment assumez-vous la gestion des médicaments ?
  • Quels symptômes indiquent que les médicaments devraient être augmentés, diminués ou changés ?
  • Que connaissez-vous des associations de familles et amis de la personne atteinte de maladie mentale ?

Prévenir les rechutes

Grâce à un suivi adéquat, il est fort probable que votre proche puisse vivre sa vie de façon satisfaisante. Cependant, si pour une raison ou une autre sa santé mentale se détériore, il est important d’établir avec lui une démarche qui facilitera la consultation médicale.

  • Dressez une liste des numéros de téléphone utiles en cas de crise : service de police, médecin et/ou psychiatre, l’association-membre de la FFAPAMM de votre territoire et l’établissement de santé où votre proche pourrait être hospitalisé.
  • Demandez à l’avance au médecin ou au psychiatre de votre proche vers quel hôpital vous devrez vous rendre en cas d’urgence.
  • Déterminez qui, des membres de la famille ou des amis, est le plus susceptible d’établir un lien de confiance avec votre proche.
  • Établissez à qui vous pourriez téléphoner pour obtenir de l’aide, quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit.
  • Prévoyez qui s’occupera des enfants, s’il y a lieu.
  • Jugez s’il convient d’expliquer à l’avance la situation au service de police de votre localité et ce, afin d’obtenir des conseils sur la conduite à tenir en cas d’urgence.
  • Rappelez-vous que votre proche pourrait être moins effrayé en cas de crise si le plan d’urgence lui a été expliqué et s’il sait à quoi s’attendre.
  • Discutez avec votre proche de la possibilité de remplir un mandat en cas d’inaptitude.
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