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Un drame humain évitable ? L’organisation des services de santé mentale pointée du doigt

20 mai 2014

Québec, le 20 mai 2014 – Il y a quelques jours, un jeune homme de 18 ans qui a fait une tentative de suicide dans la dernière année est dénoncé par ses parents pour avoir caché des explosifs à la maison. À première vue, il s’agit d’un garçon sans histoire qui se retrouve à comparaître devant les tribunaux. Ses particularités : il souffre d’un mal invisible, il n’est pas diagnostiqué et l’aide n’est pas à sa portée. Un fait divers parmi tant d’autres, pourront penser la majorité des gens. « Il n’en est rien puisqu’il s’agit d’un problème de société majeur et criant » explique Hélène Fradet, directrice générale de la FFAPAMM.

Rappelons que le plan d’action en santé mentale 2005-2010 est échu depuis maintenant quatre ans et que l’une des actions prioritaires prévues était de faire en sorte que les jeunes ayant un trouble mental soient évalués et traités en s’appuyant sur l’expertise de ressources diversifiées dans une perspective interdisciplinaire. « De toute évidence, le système vient de manquer la cible, le plan de match n’a pas fonctionné » constate Mme Fradet, porte-parole de la Fédération des familles et amis de la personne atteinte de maladie mentale (FFAPAMM). En plus de criminaliser un jeune homme qui crie sa détresse, le système fait vivre un drame d’horreur à une famille désespérée et à bout de souffle.

Cette dernière déplore que malgré la bonne volonté des intervenants du réseau public et du milieu communautaire, les problèmes d’accès et d’arrimage entre les services de santé mentale demeurent fortement problématiques dans la province de Québec. Dans le cadre de récentes journées annuelles de santé mentale qui se tenaient à Montréal du 12 au 14 mai, des représentants du ministère de la Santé et des Services sociaux exposaient les enjeux du plan d’action en santé mentale 2014-2020 que devait livrer, ce printemps, le gouvernement sortant. L’une des orientations majeures était d’intervenir préventivement auprès des tout-petits et des jeunes. Pour cause, dans 75% des cas, les problèmes de santé mentale font surface avant l’âge de 22 ans et, par ailleurs, il s’agit de la première cause d’hospitalisation chez les 15-24 ans.

« Le cas du jeune Jordi Antunes Borros est la pointe de l’iceberg, d’autres ne font pas la Une des journaux mais la détresse n’en est pas moins importante ». C’est socialement inacceptable qu’un jeune de 18 ans qui a fait une tentative de suicide n’ait pas bénéficié d’un suivi intensif. C’est également inconcevable que des parents soient laissés à eux-mêmes de sorte qu’ils doivent porter la responsabilité de dénoncer leur enfant aux autorités, un mal de vivre familial qui origine des problèmes d’accès et d’arrimage des services de santé mentale. Mme Fradet espère que le nouveau ministre de la Santé, le Dr Gaétan Barrette, sera à l’écoute des familles dans le cadre de l’élaboration de son plan d’action en santé mentale. « Un dossier à suivre », conclut-elle.

À propos de la FFAPAMM

Active depuis plus de 25 ans, la FFAPAMM regroupe 38 associations réparties partout au Québec. Leur mission est d’offrir un soutien aux membres de l’entourage d’une personne atteinte de maladie mentale en offrant gratuitement une gamme de services diversifiés comme des activités d’information, de sensibilisation et de formation, des groupes d’entraide et des mesures de répit‐dépannage. Forte de son expertise unique au Québec, la FFAPAMM demeure le seul regroupement québécois exclusivement destiné aux membres de l’entourage. Par l’entremise de ses associations membres, elle répond à plus de 60 000 demandes d’aide annuellement.

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Source :
FFAPAMM

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