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Gestion du stress

La littérature fait consensus : lorsque la maladie mentale touche un membre de la famille, tous les membres de l’entourage en sont affectés. Ils le sont à des degrés différents en fonction des liens qui les unissent à leur proche. Vous le savez, vous le vivez. Est-ce légitime d’éprouver de la peine, de la culpabilité, de la rancœur, de la colère, du stress ? Sans aucun doute, la réponse est OUI et il n’y a pas de honte à le partager mais surtout, n’oubliez pas que vous pouvez y remédier.

Votre proche a des besoins, mais n’oubliez jamais que vous en avez également. Ils ne sont pas du même ordre, par contre ils sont tout aussi importants. En prenant soin de vous, vous allez améliorer votre qualité de vie et vous découvrirez que votre bien-être aura des retombées positives sur votre proche. Il faut vous faire confiance car vous avez un savoir-être et un savoir-faire qui ne demandent qu’à être développés.

La lecture que vous amorcez vous permettra de découvrir que votre détresse est normale et qu’il y a des moyens pour y remédier.

Ma réaction est-elle normale ?

Selon le statut que vous occupez dans la famille, de l’âge et du lien qui vous unit à votre proche, les impacts et les réactions seront différents. Un parent, un conjoint, un frère, une sœur, un enfant ou un ami ne seront pas touchés de la même façon puisque chacun a des préoccupations et des responsabilités différentes face à son proche.

Je suis le père ou la mère

Comme parent, il est possible que vous vous sentiez responsable et coupable de ce qui arrive à votre enfant. Ce sentiment de culpabilité vous pousse peut-être à chercher une solution miracle. N’y arrivant pas, vous pouvez vivre beaucoup d’impuissance et de désespoir face à la souffrance de votre enfant tout en vivant beaucoup de peine de voir anéantis les rêves que vous pouviez entrevoir pour lui. Il est également possible que vous viviez de la déception face à l’attitude des autres membres de la famille. Sachez que c’est normal.

Je suis le frère ou la sœur

Le lien qui vous unit avec votre frère ou votre sœur est très fort et permanent. Vous pouvez peut-être ressentir la souffrance de l’autre et craindre qu’une telle situation ne vous arrive ou, encore, que vos enfants héritent d’une telle maladie. Comme vos parents, vous pouvez vous sentir coupable. Devant vos amis, vous pouvez avoir honte de votre proche ou en être jaloux puisqu’en raison de sa maladie, il accapare toute l’attention. Vous pouvez vous sentir négligé et des conflits peuvent surgir engendrant une longue rupture de vos liens. Sachez que c’est normal.

Je suis le conjoint ou la conjointe

Vous avez choisi votre partenaire de vie en pensant traverser avec lui les épreuves. Sa maladie mentale peut aussi vous faire vivre de la culpabilité. Vous pensez peut-être n’avoir pas été un bon partenaire, de ne pas l’avoir assez soutenu. Vous vous sentez peut-être piégé d’avoir à assumer tout à coup l’ensemble des tâches familiales, incompris et bien seul. Sachez que c’est normal.

Je suis l’enfant

Vous vivez probablement beaucoup de craintes, d’incertitude, de confusion et d’incompréhension face à la maladie mentale de votre parent. Vous ne savez peut-être pas à qui parler de votre peine et de votre colère. Sachez que c’est normal.

Je suis l’ami, le voisin, un membre de la famille élargie

Il est possible que vous ayez de la difficulté à situer votre rôle auprès de votre proche ou de sa famille. Vous vous posez peut-être des questions par rapport aux limites que vous devez respecter, les conseils que vous pourriez prodiguer, vos craintes d’être importun, etc. Sachez que c’est normal.

 

Est-ce normal de vivre autant de stress ?

Lorsque l’on vit un problème important, les pensées et les sentiments qui nous accablent sont aussi sérieux que le problème lui-même. C’est pourquoi il faut s’arrêter pour s’observer et voir comment nous pouvons influencer positivement le cours des événements.

Le stress est une réaction physique et émotive qui est ressentie par tous les humains. Lorsqu’il est modéré, il peut vous motiver et vous stimuler. Cependant, lorsqu’il est excessif, il peut avoir des conséquences négatives sur votre santé, sur vos relations familiales ou sociales, votre travail, votre humeur et vos perceptions. Le stress devient un problème lorsque vos réactions deviennent inadéquates, que vous vivez un profond état d’inconfort, un état de mal-être.

 

Quelques symptômes

Voici quelques émotions que vous pouvez éprouver en lien avec votre stress : des sautes d’humeur, des crises de larmes, de la colère, de la mauvaise humeur, de l’inquiétude et du découragement. Du côté de vos relations sociales, vous pouvez vous isoler, vivre du ressentiment, de la méfiance et de l’intolérance envers votre entourage.

Le stress peut également affecter votre santé physique et mentale. À titre d’exemples, vous pouvez observer un changement de votre poids, des maux de tête, de l’insomnie, des palpitations et des douleurs musculaires. Des pertes de mémoire, une diminution de votre productivité et des problèmes de concentration peuvent également vous affecter.

 

Faire des choix

C’est logique que vous vous sentiez épuisé car chaque moment que vous consacrez à votre proche en est un de moins pour vous. Par ailleurs, la culpabilité et la peur de ne pas arriver à atteindre vos objectifs sont également des sources d’épuisement. Si vous dépassez vos limites, votre santé risque de vous échapper et les conséquences peuvent être néfastes à plusieurs égards.

Vous vivez assurément plusieurs dilemmes, mais sachez que vous arriverez à avoir du pouvoir sur votre vie en prenant conscience de votre potentiel, de vos limites et de vos choix. Si vous vous investissez dans cette voie, cette façon de faire vous permettra de vous respecter, de comprendre, de combattre et de gérer votre stress. On peut malheureusement compter sur personne d’autre que soi pour identifier et reconnaître nos limites. Facile à dire mais difficile à faire, direz-vous ? Voici quelques pistes :

  • Discutez franchement avec votre proche de votre implication dans son rétablissement.
  • Évaluez le temps que vous allez lui consacrer.
  • Analyser ce que vous êtes capable de faire de façon réaliste.
  • Consultez les autres membres de la famille sur la répartition de certaines tâches.
  • Confiez-vous à une personne en qui vous avez confiance.
  • Soyez à l’écoute de vos besoins ; faites attention à votre alimentation et à vos heures de sommeil.
  • Soyez patient et indulgent envers vous-même.
  • Ne négligez pas votre santé.
  • Explorez les différents services qui peuvent être mis à votre disposition.

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