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Histoires de familles: 1997

05 avril 2011

FFAPAMM | Pour souligner notre 25e anniversaire de fondation, nous publierons hebdomadairement une page ou deux de notre histoire. Suivez-nous et apprenez à nous connaître !
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1997 (janvier à mars)

Un des objectifs que se donne la Fédération est de maintenir son rythme de croisière. Deux dossiers importants captent son attention en cette fin d’année financière 1996-1997.

Le 14 janvier 1997, le ministre de la Santé et des Services sociaux, M. Jean Rochon, annonce la fermeture de 3000 lits en psychiatrie, compressions effectuées sur une période de cinq ans.

La Fédération questionne publiquement ces coupures et manifeste beaucoup d’inquiétude. Quoique d’accord avec le principe de la désinstitutionnalisation, nous sommes sceptiques sur l’efficacité des mécanismes de transition :

  • Le ministère va-t-il s’assurer que les ressources soient implantées dans la communauté avant la sortie des usagers?
  • Comment peut-on s’assurer de la collaboration de tous les acteurs?
  • La famille va-t-elle se retrouver en otage avec un fardeau accru?
  • La société est-elle suffisamment sensibilisée pour accueillir la clientèle?
  • Que fait-on pour ceux qui sont déjà désinstitutionnalisés?

Beaucoup de questions, peu de réponses. La Fédération entend suivre ce dossier de près. Un des dossiers au coeur des préoccupations des familles et ce, depuis le tout début de la Fédération, est celui de la Loi sur la protection des personnes atteintes de maladie mentale. C’est en février 1997 que les représentants de l’organisme déposent leur mémoire à la Commission des affaires sociales. Les principales recommandations formulées par les représentants de la FFAPAMM concernent l’intérêt pour les familles de préserver les articles touchant la garde préventive et la garde provisoire et les pouvoirs accrus octroyés aux agents de la paix, si longtemps réclamés par les familles.

Par ailleurs, considérant que la notion de dangerosité, lorsqu’on l’applique à la maladie mentale, est souvent une notion diffuse, il est clairement exprimé que les familles désirent que cette notion soit préservée dans un sens large tout en précisant les critères de dangerosité, ces derniers devant guider l’évaluation et non pas la restreindre. Il est également souligné l’importance de privilégier l’expression « danger imminent » plutôt que « grave et immédiat ».

Enfin, considérant qu’une personne en crise psychotique peut être momentanément inapte, il est exprimé par les représentants de l’organisme l’importance d’établir dans la loi, des caractéristiques permettant de conclure à l’inaptitude d’une personne à refuser un traitement. Enfin, compte tenu que la famille est souvent interpellée par l’usager à la fin de l’hospitalisation, il est recommandé d’inclure dans la loi, un libellé à l’effet d’informer les familles lorsque la garde en établissement prend fin.

De plus, toujours dans un souci de cohérence, le conseil d’administration de la FFAPAMM (février 1997) prend position sur l’accessibilité pour les personnes atteintes de maladie mentale aux meilleurs traitements possibles, incluant les médicaments. Cette décision reflète la position des associations-membres quant à la reconnaissance d’une approche pharmacologique comme faisant partie d’un traitement global de la maladie mentale, qui inclut le support psychosocial.

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1986
1987-1988
1989-1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996

Textes: André Forest, directeur de l’APPAMM-Estrie, membre fondateur et administrateur de la FFAPAMM.

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