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La maladie mentale dans l’urgence, que faire ?

26 avril 2010

Lorsque nous sommes touchés personnellement par la maladie, peu importe laquelle, notre monde se transforme; nos habitudes quotidiennes sont perturbées au point où notre perspective de la vie peut changer. Quand l’un de nos proches doit composer avec une maladie mentale, nous sommes témoins des impacts que cette dernière a sur sa qualité de vie. Devant cette réalité, nous nous sentons bien souvent démunis, impuissants et sans moyens pour l’accompagner dans sa souffrance.

Qu’arrive-t-il lorsque la personne ne veut pas se faire traiter, qu’elle s’enfonce dans sa détresse? Lorsqu’il y a présence d’un danger grave et immédiat qui peut mettre en péril la vie ou l’intégrité de votre proche ou la vôtre, il est important de savoir que vous pouvez contacter les services policiers pour que ces derniers dirigent la personne vers les services d’urgence. De votre côté, vous pouvez vous adresser à l’association de familles et amis de la personne atteinte de maladie mentale de votre région qui saura vous accompagner dans cette situation.

Dans l’éventualité où votre proche n’est pas en crise mais qu’il ne va pas bien au point où vous avez des motifs sérieux de croire que son état mental présente un danger pour lui-même ou pour autrui et qu’il refuse de consulter, vous pouvez alors faire une démarche auprès du tribunal pour obtenir une ordonnance de cour visant à le soumettre à une évaluation psychiatrique. Pour ce faire, il est important que vous alliez chercher du soutien auprès d’une association-membre de la FFAPAMM.

Il s’agit bien sûr de situations exceptionnelles mais dont il faut connaître les modalités techniques et juridiques pour gérer ces périodes avec diligence. La maladie mentale est une maladie qui comporte ses particularités. Lorsqu’elle est traitée avec assiduité, que la personne est volontaire à entreprendre un suivi médical et psychosocial et que les membres de l’entourage sont bien informés et soutenus, la maladie mentale peut très bien devenir une maladie comme une autre.

Comme n’importe quelle autre maladie, il faut bien sûr l’apprivoiser et s’assurer de s’entourer de personnes et d’outils qui permettront à tous d’amorcer un processus de rétablissement et d’actualisation du potentiel de toutes les personnes impliquées.

Il faut retenir que l’espoir est réel et que les services sont à votre portée dans toutes les régions du Québec. Si vous êtes touché par la maladie mentale d’un proche, contactez dès maintenant la FFAPAMM pour connaître les coordonnées de l’association de votre territoire.

Publié originalement sur le site Web du Groupe Jean Coutu
Conseil de la semaine du 22 au 28 avril 2010.

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