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au mieux-être de l'entourage
d'une personne atteinte
de maladie mentale.
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Mot de Jean-Philippe Dion
Porte-parole

Octobre 2019

Cette année, on a décidé de faire les choses autrement pour marquer la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales. On est parti à la rencontre de jeunes de 18 à 25 ans dans des universités à Québec et à Montréal. En me préparant pour ces conférences, je me disais que j’allais pouvoir constater à quel point la santé mentale n’est plus un tabou chez les jeunes et à quel point les étudiant(e)s sont sensibilisé(e)s à cette fichue maladie. Je me suis trompé. On a encore du travail à faire pour que les jeunes parlent de leur état de santé, et que ceux qui les accompagnent pensent à demander du soutien. Non seulement les troubles mentaux représentent la première cause d’hospitalisation chez les 15 à 24 ans, mais ils sont aussi moins portés à aller chercher de l’aide professionnelle. L’aide existe tant dans les milieux scolaires que dans la communauté, mais il est difficile de faire connaitre les ressources me dit-on.

À Québec, j’ai eu le privilège d’entendre le témoignage de la sympathique Cathy. Son histoire ressemble un peu à la mienne : elle a grandi avec une maman ayant des problèmes de santé mentale. La différence, c’est que Cathy a « crashé ». Elle a manqué d’aide. Aujourd’hui, la mère et la fille vont bien. La maman de Cathy est retournée sur le marché du travail après 25 ans d’absence. C’est toute une victoire!

À Montréal, c’est Emmanuelle qui a partagé la tribune avec moi. Avec courage et aplomb, elle a partagé son histoire. Celle d’une jeune femme qui a dû affronter les défis de vivre avec la maladie. La difficulté à trouver l’aide adéquate quand on passe de l’enfance à l’âge adulte fut une réalité pour elle. Aujourd’hui, Emmanuelle est la preuve que la santé mentale n’est pas un frein à la réussite, professionnelle et amoureuse.

Pour permettre à des personnes comme Cathy et Emmanuelle de cheminer dans leur rétablissement, il faut apprendre à faire équipe avec eux. Pour y parvenir, les membres de l’entourage doivent eux aussi apprendre à préserver leur équilibre et à ne pas avoir peur de poser des questions pour comprendre la maladie.

Pour y parvenir, la meilleure solution est de demander de l’aide auprès de l’une des associations membres du Réseau Avant de Craquer. Il faut continuer à faire connaître notre réseau si essentiel. C’est notre mandat des prochains mois.

Jean-Philippe
Fier porte-parole du Réseau Avant de Craquer

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Porte-parole :
Jean-Philippe Dion

J’avais 10 ans. J’avais tout pour être heureux. Des parents aimants. Une sœur adorée. Une famille tissée serrée. Ma mère m’avait expliqué qu’elle avait fait une première dépression lors de ma naissance. Je ne savais pas trop ce que cela voulait dire, mais je savais que ma maman était la personne la plus importante au monde. J’en avais besoin. Un jour, ses idées ont commencé à être « croches ». Je voyais qu’elle n’avait pas le même pétillant dans les yeux ni le même sourire (dont j’ai hérité). Je partais à l’école en ayant peur. J’avais une boule dans l’estomac dans l’autobus, pendant mon cours de mathématique… Cette boule était encore là sur le chemin du retour. Je ne savais pas à qui en parler, ni comment agir avec ma mère. Depuis plus de 20 ans, je vis avec une maman extraordinaire, mais qui souffre bien trop souvent.

J’ai la chance de graviter dans le monde du show-business. Je réalise mon rêve de petit gars : animer à la télé et à la radio. Qui aurait cru que j’y arriverais! La détermination avec laquelle j’ai vu ma maman lutter contre ses états psychotiques m’a montré à ne jamais baisser les bras. J’y suis arrivé.

Lorsque le Réseau Avant de Craquer m’a abordé pour devenir porte-parole de l’organisation, j’ai eu un déclic. J’ai compris qu’en acceptant cette proposition, j’utiliserais le fruit de mes années de travail pour sensibiliser le public à cette cause bien personnelle. Je sais à quel point il peut être éprouvant d’accompagner une personne que l’on aime dans sa souffrance. On se sent démuni, impuissant, responsable, parfois coupable. Je comprends vos périodes d’inquiétude, de stress, d’incompréhension et de découragement, mais également vos sentiments de fierté devant les progrès de votre proche.

J’ai accepté de me joindre à l’équipe du Réseau Avant de Craquer car je crois profondément que les familles ont besoin d’aide pour apprendre à apprivoiser une réalité qui, encore aujourd’hui, est empreinte de préjugés et de tabous. Il faut être outillé pour affronter cette fichue maladie.

Tous ceux et celles qui accompagnent une personne atteinte de maladie mentale peuvent faire partie de la solution dans le rétablissement de leur proche. J’invite les personnes, de tous les âges, qui sont touchées par la maladie mentale d’un proche à contacter sans tarder un groupe membre du Réseau Avant de Craquer.

À vous qui faites partie de la solution, parcourez ce fascicule d’information, il saura vous mettre en piste vers l’action. Gardez toujours en tête que vous êtes l’une des clés qui mène au rétablissement de votre proche! Aimez-les; ils et elles en ont bien besoin. Longue vie au Réseau Avant de Craquer!

Jean-Philippe Dion,
animateur et producteur
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