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au mieux-être de l'entourage
d'une personne atteinte
de maladie mentale.
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Mot de Jean-Philippe Dion
Porte-parole

Octobre 2020

Quelle année!

Il y a un an, jamais nous ne pouvions nous imaginer que notre monde allait être ainsi bouleversé. Pour passer au travers d’une telle situation, ça prend une certaine capacité d’adaptation et je dois dire qu’elle a été mise à rude épreuve! Oulala ! On ne peut pas nier que les impacts de cette pandémie sont nombreux et ils se font encore sentir sur notre santé mentale. D’où l’importance d’en prendre le plus grand des soins.

Pour les membres de l’entourage des personnes atteintes de maladie mentale, les défis sont nombreux et le quotidien ressemble parfois à des montages russes.

Depuis 2017, j’agis fièrement à titre de porte-parole du Réseau Avant de Craquer. En soutenant ma merveilleuse maman depuis 25 ans, je sais à quel point nous, les familles, amis, collègues, conjoint.es…, avons besoin d’aide pour apprendre à apprivoiser cette réalité. S’ajoutent à mon histoire personnelle celles de nombreuses personnes, dont je lis et entends les témoignages depuis 3 ans. Chaque expérience me rappelle à quel point, dans l’œil de la tempête, on ne sait pas où aller chercher de l’aide.

C’est, malheureusement, particulièrement vrai pour les jeunes de 18-25 ans.

L’an passé, lors de mes conférences à Montréal et à Québec, j’ai rencontré des jeunes qui m’ont parlé de leur réalité : la pression sociale de leurs ami(e)s, l’arrivée dans une nouvelle ville, les études, le boulot, le désir d’être parfait, les questionnements identitaires… Je m’y suis reconnu. À cet âge, penser à notre propre santé mentale passe souvent en deuxième. Les doutes, la culpabilité, les frustrations et les inquiétudes ne devraient pas se vivre en solitaire. Il y a des ressources pour nous aider.

C’est pour ça que cette année, nous revenons à la charge avec la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales sous le thème J’aide sans filtre visant principalement les 18 à 25 ans.

Aider sans filtre, c’est quoi ?

  • C’est la capacité d’accompagner son proche dans son processus de rétablissement ;
  • C’est aussi l’importance pour les membres de l’entourage de parler avec authenticité de leurs vécus ;
  • C’est de faire tomber les « maudits » préjugés et tabous ;
  • Et finalement, c’est d’être capable de mettre des limites pour préserver un équilibre.

Si je suis impliqué avec le Réseau Avant de craquer, c’est que j’ai la profonde conviction que tous les membres de la famille immédiate ou élargie font partie de la solution dans le rétablissement de leur proche. Cependant, il faut être capable de s’outiller pour affronter la tempête, tout en préservant sa santé mentale.

Cette année, on ira encore plus loin pour que le message passe. Si tu as entre 18 et 25 ans, nous avons plusieurs outils que tu peux aller trouver sur nos sites web https://www.aidersansfiltre.com/ et https://www.avantdecraquer.com/. Tu y trouveras notamment des fiches d’information ainsi qu’un guide proposé par Le Laboratoire LaPProche en collaboration avec le Réseau Avant de Craquer.

Aussi, tu peux aller écouter nos balados, sans filtres, qui abordent différentes facettes des réalités des membres de l’entourage d’une personne atteinte de maladie mentale.

Tout cela peut t’aider à répondre aux différentes questions que tu peux te poser :

  • Comment soutenir mon proche tout en pensant à mon avenir ?
  • Comment naviguer entre l’école, le travail et la situation à la maison. Comment trouver mon équilibre ?
  • Comment discuter de la situation ? Quoi faire et comment faire ?
  • Quelle aide est-ce que je peux avoir ?
  • Comment faire pour surmonter mes propres préjugés ?
  • Je me sens un peu perdu dans mes responsabilités, je ne sais pas si j’en fais trop ou pas assez…?
  • Je n’ose pas en parler avec mon parent, comment faire ?

Participe aussi à notre concours de création de masques sur nos réseaux durant tout le mois d’octobre et cours la chance de gagner un super cadeau !

Joins-toi à nous pour faire une différence!

Pour les moins jeunes, comme moi, nous vous lançons un défi collectif. Car « seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin ».

Que ce soit à la maison, au travail ou avec des amis, parlez ouvertement de l’importance de prendre soin de sa santé mentale. Soyez attentifs aux jeunes adultes qui vous entourent, passez du temps avec eux afin d’être à l’affut de leurs préoccupations et questionnements. Rappelez-vous à quel point c’est un moment important de la vie. C’est encore plus vrai lorsque nous accompagnons un proche atteint de maladie mentale. Encouragez-les à aller chercher de l’aide pour les soutenir dans leur rôle d’accompagnateur.

Il reste encore beaucoup de travail à faire pour faire reconnaitre le rôle essentiel des familles et amis qui côtoient un proche atteint de maladie mentale. Rappelez-vous d’une chose : le Réseau Avant de craquer est là pour vous.

Merci de faire équipe avec nous !

Jean-Philippe Dion
Porte-parole


Octobre 2019

Cette année, on a décidé de faire les choses autrement pour marquer la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales. On est parti à la rencontre de jeunes de 18 à 25 ans dans des universités à Québec et à Montréal. En me préparant pour ces conférences, je me disais que j’allais pouvoir constater à quel point la santé mentale n’est plus un tabou chez les jeunes et à quel point les étudiant(e)s sont sensibilisé(e)s à cette fichue maladie. Je me suis trompé. On a encore du travail à faire pour que les jeunes parlent de leur état de santé, et que ceux qui les accompagnent pensent à demander du soutien. Non seulement les troubles mentaux représentent la première cause d’hospitalisation chez les 15 à 24 ans, mais ils sont aussi moins portés à aller chercher de l’aide professionnelle. L’aide existe tant dans les milieux scolaires que dans la communauté, mais il est difficile de faire connaitre les ressources me dit-on.

À Québec, j’ai eu le privilège d’entendre le témoignage de la sympathique Cathy. Son histoire ressemble un peu à la mienne : elle a grandi avec une maman ayant des problèmes de santé mentale. La différence, c’est que Cathy a « crashé ». Elle a manqué d’aide. Aujourd’hui, la mère et la fille vont bien. La maman de Cathy est retournée sur le marché du travail après 25 ans d’absence. C’est toute une victoire!

À Montréal, c’est Emmanuelle qui a partagé la tribune avec moi. Avec courage et aplomb, elle a partagé son histoire. Celle d’une jeune femme qui a dû affronter les défis de vivre avec la maladie. La difficulté à trouver l’aide adéquate quand on passe de l’enfance à l’âge adulte fut une réalité pour elle. Aujourd’hui, Emmanuelle est la preuve que la santé mentale n’est pas un frein à la réussite, professionnelle et amoureuse.

Pour permettre à des personnes comme Cathy et Emmanuelle de cheminer dans leur rétablissement, il faut apprendre à faire équipe avec eux. Pour y parvenir, les membres de l’entourage doivent eux aussi apprendre à préserver leur équilibre et à ne pas avoir peur de poser des questions pour comprendre la maladie.

Pour y parvenir, la meilleure solution est de demander de l’aide auprès de l’une des associations membres du Réseau Avant de Craquer. Il faut continuer à faire connaître notre réseau si essentiel. C’est notre mandat des prochains mois.

Jean-Philippe
Fier porte-parole du Réseau Avant de Craquer


Octobre 2018

J’avais 10 ans. J’avais tout pour être heureux. Des parents aimants. Une sœur adorée. Une famille tissée serrée. Ma mère m’avait expliqué qu’elle avait fait une première dépression lors de ma naissance. Je ne savais pas trop ce que cela voulait dire, mais je savais que ma maman était la personne la plus importante au monde. J’en avais besoin. Un jour, ses idées ont commencé à être « croches ». Je voyais qu’elle n’avait pas le même pétillant dans les yeux ni le même sourire (dont j’ai hérité). Je partais à l’école en ayant peur. J’avais une boule dans l’estomac dans l’autobus, pendant mon cours de mathématique… Cette boule était encore là sur le chemin du retour. Je ne savais pas à qui en parler, ni comment agir avec ma mère. Depuis plus de 20 ans, je vis avec une maman extraordinaire, mais qui souffre bien trop souvent.

J’ai la chance de graviter dans le monde du show-business. Je réalise mon rêve de petit gars : animer à la télé et à la radio. Qui aurait cru que j’y arriverais! La détermination avec laquelle j’ai vu ma maman lutter contre ses états psychotiques m’a montré à ne jamais baisser les bras. J’y suis arrivé.

Lorsque le Réseau Avant de Craquer m’a abordé pour devenir porte-parole de l’organisation, j’ai eu un déclic. J’ai compris qu’en acceptant cette proposition, j’utiliserais le fruit de mes années de travail pour sensibiliser le public à cette cause bien personnelle. Je sais à quel point il peut être éprouvant d’accompagner une personne que l’on aime dans sa souffrance. On se sent démuni, impuissant, responsable, parfois coupable. Je comprends vos périodes d’inquiétude, de stress, d’incompréhension et de découragement, mais également vos sentiments de fierté devant les progrès de votre proche.

J’ai accepté de me joindre à l’équipe du Réseau Avant de Craquer car je crois profondément que les familles ont besoin d’aide pour apprendre à apprivoiser une réalité qui, encore aujourd’hui, est empreinte de préjugés et de tabous. Il faut être outillé pour affronter cette fichue maladie.

Tous ceux et celles qui accompagnent une personne atteinte de maladie mentale peuvent faire partie de la solution dans le rétablissement de leur proche. J’invite les personnes, de tous les âges, qui sont touchées par la maladie mentale d’un proche à contacter sans tarder un groupe membre du Réseau Avant de Craquer.

À vous qui faites partie de la solution, parcourez ce fascicule d’information, il saura vous mettre en piste vers l’action. Gardez toujours en tête que vous êtes l’une des clés qui mène au rétablissement de votre proche! Aimez-les; ils et elles en ont bien besoin. Longue vie au Réseau Avant de Craquer!

Jean-Philippe Dion,
animateur et producteur
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