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La première étape… Frapper à la porte!

01 octobre 2008

Au fil des ans et des saisons, des milliers de personnes frappent aux portes des 41 associations-membres de la FFAPAMM. Les gens arrivent chez-nous le cœur lourd, souvent épuisés et la tête embourbée de questionnements sur la maladie mentale de leur proche. Chaque histoire est unique, chaque personne l’est également. Tantôt il s’agit d’un parent, d’un enfant, d’un(e) conjoint(e), d’un(e) ami(e), d’une sœur ou d’un frère. Tous, sans exception, sont en quête de réponses et de solutions pour aider un être cher. La plupart du temps, ils oublient de se poser une question indispensable à leur équilibre: et moi, comment ça va?

Dans le cadre de notre 15e campagne de sensibilisation, nous désirons vous rappeler que nous sommes là pour vous, uniquement pour vous qui accompagnez une personne atteinte de maladie mentale. Cette année, nous lançons un message particulier aux frères et aux sœurs qui voient leur relation fraternelle mise à l’épreuve par la maladie mentale. Un membre de la fratrie c’est en quelque sorte un semblable, quelqu’un qui a des origines identiques aux nôtres et avec qui nous avons partagé des valeurs communes. Dans cette perspective, la relation fraternelle est la plus longue de la vie. Elle s’imbrique dans plusieurs étapes: l’enfance, la vie adulte qui implique une prise d’autonomie et le vieillissement des parents. Il n’y a donc pas d’âge pour être une sœur ou un frère.

Les chercheurs cherchent…

Peu d’études ont pris en considération les préoccupations et les impacts de la maladie mentale chez les membres de la fratrie. Cependant, à la lumière de nombreux témoignages et de recherches effectuées auprès des sœurs et frères de personnes handicapées, il n’y a aucun doute que les membres de la fratrie sont des acteurs-clés qui vivent de grandes angoisses et dont il faut prendre soin. Alors, pourquoi sont-ils si discrets à demander de l’aide? Une récente étude de nos cousins français de l’UNAFAM (1) laisse entendre que les parents font preuve de réserve à parler de la maladie mentale d’un rejeton aux autres enfants de la famille. Par ailleurs, les frères et les sœurs se terrent derrière le silence par crainte d’accentuer et d’exposer la souffrance de leurs parents. Une conspiration du silence nuit indéniablement à l’ensemble des membres de la famille.

Une règle à retenir… rien n’est parfait

On en convient, tout le monde rêve de la vie familiale parfaite où règne l’harmonie. Au point de départ, les parents aspirent au bonheur de leurs enfants et les enfants se croient à l’abri des aléas de la vie. Favorablement ou pas pour l’être humain, la vie en va souvent autrement. Heureusement, puisque les expériences reliées aux relations interpersonnelles nous aident à grandir. Malheureusement, parce que nous n’avons aucun pouvoir sur les écueils de notre parcours de vie. Chaque famille vit sa propre histoire et lorsque la maladie mentale affecte l’un des enfants de la cellule familiale, il est essentiel que chaque membre de la famille puisse en parler à cœur ouvert, tout comme nous avons la propension de le faire pour une maladie physique. Les problèmes de santé mentale affectent 20% de la population. Il s’agit d’une proportion qui nous amène à penser que le rideau du silence qui entoure la maladie mentale doit se lever expressément.

Nous sommes là, pour vous

Comment arriver à lutter contre le mutisme ? Incontestablement, par plusieurs moyens. Sachez que vous êtes détenteur d’une solution. Il s’agit tout simplement de venir frapper à notre porte et soyez assurés que nous vous accueillerons à bras ouverts en vous offrant une gamme de services qui sauront répondre à vos besoins !

Source: FFAPAMM | 2008

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1. Union nationale des amis et familles de malades psychiques

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