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Le saviez-vous?

23 septembre 2010

Au Québec

  • On compte de 10 à 12 maladies neuropsychiatriques importantes qui affectent 12 % de la population.
  • Une personne sur six souffre d’une forme de maladie mentale.
  • 170 000 personnes ont reçu un diagnostic de maladie mentale.
  • La schizophrénie, la maladie bipolaire et la dépression affligent 2% de la population, ce qui signifie 700 000 Canadiens, dont plus de 150 000 Québécois.
  • Les troubles dépressifs ont augmenté de 36% au Canada entre 1995 et 2000. (La Presse, 15 avril 2001)
  • Environ 8% des adultes souffriront d’une dépression majeure dans leur vie. (Rapport sur les maladies mentales au Canada, octobre 2002)
  • De 1990 à 2020, l’impact des maladies mentales et des troubles neurologiques augmentera de 40,5%. (un institut universitaire en santé mentale pour la région de Québec et pour les régions de l’est du Québec, 2003)
  • Les troubles anxieux touchent 5% de la population, causant un handicap léger à grave.
  • Les enfants de personnes atteintes de maladie mentale risquent de développer un problème de santé mentale dans une proportion de 30% à 50%. (La parentalité au quotidien, Catherine Vallée, Le partenaire, vol. 12, no. 1, automne 2004, p.10)
  • Mowbray et al. (2001) constatent que près du tiers des femmes atteintes de maladie mentale vivent avec leur conjoint et leurs enfants et qu’environ une femme sur sept vit avec des membres de la famille étendue et leurs enfants. Cependant, les parents aux prises avec des troubles mentaux sont plus susceptibles de vivre sans conjoint (Greaves et al., 2002). (La parentalité au quotidien, Catherine Vallée, Le partenaire, vol. 12, no. 1, automne 2004, p. 8).

La portée des préjugés

  • Les personnes ayant une maladie mentale sérieuse font face au plus haut niveau de stigmatisation dans le milieu du travail. (Association canadienne pour la santé mentale)
  • Les préjugés sont reconnus comme le principal obstacle à l’insertion des personnes atteintes de maladie mentale. (Santé mentale au Québec, 2002, vol. 27, no. 1)
  • Les préjugés se traduisent par la discrimination et l’exclusion, une non-reconnaissance des compétences, l’incompréhension, l’étiquetage (on ne voit que le malade et non la personne) et le peu d’ouverture des employeurs. (Santé mentale au Québec, 2002, vol. 27, no. 1)
  • Les préjugés sont surtout attribuables à la méconnaissance de la problématique de la personne atteinte de maladie mentale. (Santé mentale au Québec, 2002, vol. 27, no. 1)
  • Selon une étude ontarienne, 67 % des personnes ayant des antécédents de dépression s’attendent à vivre de la discrimination dans leur emploi. (ROELOFFS, C. et coll., 2003, Stigma and depression among primary care patients, General hospital of psychiatry)

Santé mentale et travail

  • Le taux de chômage chez les personnes ayant une maladie mentale sérieuse s’élève entre 70 % et 90 %, même si la plupart désirent travailler. (Association canadienne pour la santé mentale)
  • 33 % des personnes atteintes d’une maladie mentale disent s’être fait conseiller d’accepter des emplois subalternes, très inférieurs à leur compétence. (SANDERSON, K. et ANDREWS, G., 2006, Common mental disorders in the workforce, Canadian journal of psychiatry)
  • 40 % des travailleurs ayant une maladie mentale gagnent près du salaire minimum, comparativement à 20 % chez les personnes qui ne sont pas atteintes. (COOK, J.A., 2006, Employment barriers for people with psychiatric disabilities, Psychiatric services)

La prévention

  • Le dépistage et le traitement précoces peuvent réduire la probabilité que les troubles de santé mentale deviennent chroniques. Les études démontrent par exemple que lorsqu’une personne éprouve des troubles de santé mentale et qu’elle obtient de l’aide dans les premiers mois suivant leur apparition, elle a plus de chances de se rétablir plus rapidement. (Wilson, M., Joffe, R., et Wilkerson, B.,2002, The unheralded business crisis in Canada: Depression at work)

Les impacts sociaux

  • 26,3 % des ordonnances reçues par les chômeurs et prestataires de la sécurité du revenu du Québec concernent les psychotropes, les anxiolytiques et les somnifères.
  • Les hommes de 20 à 64 ans ayant divorcé ou s’étant séparé sont 6 fois plus portés à déclarer un épisode de dépression que ceux vivant toujours en couple, mais les femmes ayant connu une rupture ne sont que 3,5 fois plus susceptibles de subir une dépression que celles vivant en couple.
  • Durant les années 2003-2004, près du tiers des 60 000 signalements à la DPJ concernait des enfants dont les parents étaient atteints de maladie mentale.
  • Actuellement, de 25 à 30 % des cas d’absentéisme au travail sont attribuables à une forme ou à une autre de maladie mentale. (L’Actualité, 1er mai 2001)
  • Près de 2,7 millions de travailleurs canadiens ont accumulé une perte de productivité dépassant les 155 000 personnes-années, soit un montant global de 6,02 milliards de dollars. (Presse canadienne, 4 juin 2001, d’après une étude effectuée par le ministère fédéral de la Santé, publiée dans le journal scientifique Chronic Diseases in Canada)
  • Des dix principales causes d’incapacité à l’échelle mondiale, cinq sont dues à des troubles mentaux: dépression majeure, schizophrénie, trouble bipolaire, trouble de consommation d’alcool et trouble obsessivo-compulsif. (Association canadienne pour la santé mentale)
  • Au nombre des hospitalisations pour troubles de la personnalité dans les hôpitaux généraux, 78 % sont pour des jeunes adultes de 15 à 44 ans. (Rapport sur les maladies mentales au Canada, octobre 2002)
  • Une hospitalisation sur sept au Canada concerne des patients atteints d’une maladie mentale. (Institut canadien d’information sur la santé)
  • 6 % des 2,8 millions de séjours à l’hôpital en 2002-2003 concernaient des patients chez qui on avait posé un diagnostic primaire de maladie mentale.
  • Le rapport intitulé Services de santé mentale en milieu hospitalier au Canada, 2002-2003 démontre que la majorité des séjours sont associés aux troubles de l’humeur (34 %), aux troubles schizophréniques et psychotiques (21 %) ou aux troubles liés à la consommation de substances psychotropes (14 %).
  • Selon l’étude Le Fardeau économique des problèmes de santé mentale au Canada, la dépression aura coûté au moins 14,4 milliards de dollars en traitements médicaux, médicaments, pertes de production et décès anticipés en 1998.
  • Au Canada, le coût des maladies mentales représenterait près de 14 % de tous les revenus des entreprises canadiennes. (Michael Wilson, Globe and Mail, lundi 7 janvier 2002)
  • Les employés qui reçoivent un diagnostic de dépression et qui adoptent une médication appropriée feront épargner à leur employeur les coûts égaux à 11 jours par année d’absentéisme en moyenne. (Wilson, M., Joffe, R., et Wilkerson, B., 2002, The unheralded business crisis in Canada: Depression at work)
  • Les recherches de Chrysalis Performance Inc. révèlent que le stress en entreprise représente:
    19 % des coûts d’absentéisme;
    40 % des coûts de roulement du personnel;
    55 % des coûts de PAE (programme d’aide aux employés);
    60 % des accidents de travail;
    10 % des coûts de régimes d’assurance-médicaments;
    100 % pour cent des poursuites liées au stress. (Burton, J. (2004). IAPA’s creating healthy workplaces)
  • Les réclamations touchant la santé mentale forment la catégorie dont les coûts liés à l’incapacité augmentent le plus rapidement au Canada. Les estimations confirment qu’elles comptent pour environ 30 à 40 % des demandes de règlement enregistrées par les principaux assureurs et employeurs au Canada. Les trois quarts des employeurs affirment que les problèmes de santé mentale sont la cause principale des demandes de règlement à court terme et à long terme au sein de leur organisation. (Conseil canadien de la sécurité)
  • La maladie mentale compte pour 30 % des demandes d’indemnité pour invalidité, ce qui représente des coûts de 15 à 33 milliards de dollars par année au Canada. (Instituts de recherche en santé du Canada)
  • Les coûts des aménagements au travail liés à la santé mentale sont relativement faibles, bien en dessous de 500 $ par personne par année dans la majorité des cas. (Office of Disability Employment Policy, US Department of Labor. Work-site accommodation ideas for people with psychiatric disabilities. Job Accommodation Network.)

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