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Les croyances démystifiées

23 septembre 2010

L’emploi et la maladie mentale, une question d’adaptation

1. Pour ne pas avoir de problèmes et compte tenu que je ne suis pas responsable du personnel, il vaut mieux ignorer mon collègue qui manifeste des symptômes de maladie mentale.

FAUX. Nonobstant leur statut, tous les membres de l’équipe peuvent interagir avec un collègue en détresse. En observant ce qui se passe, vous serez davantage en mesure d’intervenir adéquatement. Il ne s’agit pas de vous improviser thérapeute, il s’agit de préciser à la personne votre rôle, le temps dont vous disposez et l’encourager à demander de l’aide.

2. Lorsque mon collègue exprime des idées incohérentes, il faut tenter de le convaincre que ses pensées sont irréelles.

FAUX. Sans lui donner raison, dites à la personne que vous comprenez ce qu’elle dit tout en lui mentionnant que vous ne partagez pas la même vision. Vous pouvez également lui demander ce qu’elle attend de vous, tout en sachant mettre vos limites.

3. Les personnes atteintes de maladie mentale sont incapables de travailler, il faut faire le travail à leur place.

FAUX. La maladie mentale n’est pas systématiquement reliée à une inaptitude à l’emploi. Les personnes qui composent avec une problématique de santé mentale ont parfois besoin de soutien, mais il faut éviter le piège de faire le travail à leur place et de les prendre en charge. Tout en respectant leur processus de rétablissement, il faut s’assurer que les mesures de soutien offertes soient accessibles à toutes les personnes impliquées.

4. Si mon collègue atteint de maladie mentale prend ses médicaments, il est guéri.

FAUX. Certains facteurs environnementaux comme le milieu de travail, les saisons, les périodes de l’année à haute émotivité (Noël), la situation familiale et le milieu socio-économique peuvent être des éléments déclencheurs ou de récidive d’une maladie mentale. Habituellement, un suivi psychosocial est une excellente mesure préventive pour permettre à la personne de développer des mécanismes d’adaptation.

5. Les préjugés sur les maladies mentales sont en voie de disparition.

FAUX. La stigmatisation qui frappe les personnes atteintes de maladie mentale est l’une des plus dures réalités associées à ce phénomène au Canada et ailleurs. En raison des symptômes de la maladie mentale, plusieurs personnes éprouvent des craintes reliées au potentiel de violence. Pourtant, un pourcentage minime de ces personnes peuvent être dangereuses pour autrui. Il faut être vigilant face aux préjugés puisque ces derniers limitent bien souvent les contacts sociaux.

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