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Je, me, moi… Pourquoi pas ?

01 octobre 2005

En cette semaine de sensibilisation aux maladies mentales, je me permets de m’adresser à tous ceux et celles, parents et amis que j’ai croisés depuis que je suis à la direction de la FFAPAMM, et à vous, madame, monsieur, que je ne connais pas mais qui se reconnaîtront à la lecture de ce petit billet.

Avoir un fils ou une fille atteint de maladie mentale est en soi une épreuve de la vie, tous en conviennent. J’ai entendu des dizaines, des centaines de parents me confier les difficultés de leur enfant. Des mères, des pères éplorés qui trimaient dur afin de préserver l’unité au sein de leur cellule familiale. Rarement, je les ai entendus se plaindre de leur sort, rarement je les ai sentis égoïstes ou narcissiques. Au contraire, le don de soi les caractérise, je dirais même une générosité humaine à faire rougir les égocentriques de ce monde.

Des gens qui se départiraient de tous leurs biens pour voir leur enfant se libérer de la maladie mentale, pour le voir cesser de souffrir d’une maladie qui est encore aujourd’hui jugée et dénigrée. Des gens à la pensée anti-matérialiste, à l’opposé des valeurs prônées en ce début de siècle. Des gens qui ont le sens du bonheur ancré sur des principes essentiellement humains.

Au fil des ans, j’ai constaté que je vous connais sans vous connaître et je sais, aujourd’hui, que c’est relié à cette générosité qui vous colle à la peau. Vous direz qu’il s’agit là d’un geste, d’un réflexe naturel que de vouloir aider et protéger ses petits. Soit, vous avez sans doute raison. Cependant, en cette semaine de sensibilisation aux maladies mentales, j’ai une demande particulière à vous faire, celle de prendre quelques minutes, quelques heures pour ne penser qu’à vous. Oui, à la femme, à l’homme que vous êtes. Dans le tourbillon de la vie, l’être humain a tendance à oublier qu’avant d’être une mère, un père, une conjointe ou un conjoint, se cache un être unique et exceptionnel, VOUS !

Dès maintenant, prenez quelques minutes pour jongler au plaisir, à la douceur que vous allez vous offrir cette semaine afin de prendre soin de votre santé mentale. Un petit quelque chose qui saura vous faire sourire intérieurement, qui vous rappellera que votre code génétique est unique. Dans ma tendre jeunesse mes parents m’ont souvent évoqué le principe suivant: « Trop, c’est comme pas assez ! ». Je tente encore aujourd’hui de l’appliquer dans toutes les sphères de ma vie. Soyez généreux, oui, mais attention… car trop, c’est comme pas assez !

En cette semaine de sensibilisation, appliquez la règle « JE, ME, MOI » pour équilibrer votre règle courante « IL, ELLE, LUI »!

Sur ce clin d’oeil, bonne semaine !

Hélène Fradet
Directrice de la FFAPAMM | 2005

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