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Un ABC indispensable

22 septembre 2010

Qu’est-ce qui lui arrive, que devons-nous faire ?

Les problèmes de santé physique sont courants et de tout ordre. Ils sont parfois bénins, quelquefois plus graves. Lorsqu’un membre de votre famille vit un problème d’ordre physique, rien de plus normal que de participer à son traitement. Toutefois, lorsqu’il s’agit d’une maladie mentale, tout n’est pas aussi simple. Il faut donc que vous soyez bien outillé pour pouvoir jouer pleinement votre rôle d’accompagnateur. Les membres de la famille disent souvent qu’ils se sentent exclus du processus de traitement. Il est possible que vous soyez tenu à l’écart des rencontres, de la planification du traitement et des sorties. Voici donc quelques pistes pour vous soutenir dans vos démarches.

Vous avez le droit de poser des questions

Dès que votre proche a 14 ans, sachez que même si vos questions sont justifiées, vous n’obtiendrez pas toutes les réponses. Le secret professionnel et la confidentialité qui lient le professionnel, l’obligent à faire preuve de réserve sur la divulgation des renseignements concernant votre proche.

Il faut faire une distinction entre, d’une part, la teneur des propos confidentiels entre le patient et son thérapeute et, d’autre part, les informations essentielles sur le comportement à adopter et les effets secondaires de la médication. Avec diplomatie, vous pourrez assurément obtenir de l’information sur ces deux derniers volets.

Vous avez le droit d’exprimer vos besoins

Lorsque vous accompagnez votre proche dans le système de santé, expliquez au personnel soignant que vous avez besoin d’une information personnalisée et non pas d’un lot de renseignements difficiles à décoder. Exprimer vos besoins en précisant que vous désirez une réponse claire et facile à comprendre. Discutez de votre participation au traitement avec votre proche.

Il est naturel de vouloir aider la personne que l’on aime, mais peut-être que cette dernière, pour des raisons que vous ne connaissez pas, souhaite entreprendre seule son traitement, vous devez alors être patient. Il peut être frustrant et dérangeant d’être exclu, profitez de cette période pour prendre soin de vous.

Recentrez-vous sur vos besoins

Lorsque l’on accompagne un proche atteint de maladie mentale, demander de l’aide pour soi n’est pas un réflexe. Au contraire, on veut aider l’autre à affronter cette « épreuve » et on se délaisse, on s’isole. Il ne faut pas oublier que la personne atteinte de mala¬die mentale n’a pas perdu son intelligence, elle a besoin de soutien, mais vous ne devez pas la prendre en charge.

Votre proche a besoin d’acquérir de nouvelles habitudes de vie. De votre côté, vous devrez peut-être acquérir de nouvelles habiletés pour établir vos limites, et ce, en respectant vos capacités. Votre nouveau rôle d’accompagnateur vous impose une réflexion.

Pour vous aider, n’hésitez pas à faire appel à l’association de familles et amis de votre territoire.

Développer des attentes réalistes

Comme la majorité des familles, vous êtes peut-être déçu ou inquiet pour l’avenir de votre proche. Il est essentiel d’avoir des attentes qui soient réalistes autant pour diminuer les risques de rêves brisés que pour aider la personne qui est atteinte de maladie mentale dans son rétablissement. Tout est possible, dans la mesure du possible.

Il s’agit des prémisses de base, vous avez la possibilité d’approfondir votre réflexion et de trouver des réponses à vos questions en sollicitant une association-membre de la FFAPAMM.

Source: FFAPAMM

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